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Questions fréquemment posées


Le haschisch est-il plus dangereux que le tabac?

Les fumeurs de haschisch vivent dangereusement - encore plus dangereusement que ceux qui ne fument «que» des cigarettes. Une étude de chercheurs britanniques montre que trois joints seulement de cannabis pur causent autant de dégâts dans l’organisme que tout un paquet de cigarettes. Et, selon un représentant de la British Lung Foundation «ceux qui mélangent cannabis et tabac augmentent encore les effets néfastes». «Le goudron du cannabis contient 50 % de plus de substances cancérogènes que le tabac.» Helena Shovelton, administratrice de la Fondation, précise que «le volume inhalé lorsque l’on fume du cannabis est jusqu’à quatre fois supérieur à celui du tabac. Aussi une quantité plus élevée de monoxyde de carbone toxique pénètre-t-elle dans les poumons.» D’une manière générale, les risques liés au cannabis ont augmenté depuis les années 60. En effet, la teneur en tétrahydrocannabinol (THC) a été multipliée par 15. Le THC est la substance à l’origine des effets psychotropes du cannabis.

sda, 12/11/02


 

Qu’est-ce que les «pilules thaïes»?

On trouve sans cesse sur le marché de nouvelles drogues de synthèse. Parmi el-les figurent les «pilules thaïes». Elles contiennent de la méthamphétamine et ont un goût de vanille prononcé.

La substance contenue dans les pilules thaïes est apparentée à celle de l’ecstasy, sans être identique. Cette dernière drogue contient de la 3,4-métylène-dioxy-méthamphétamine (MDMA). 

Les effets de la méthamphétamine sont plus puissants et dévastateurs que ceux de l’ecstasy et entraînent une dépendance plus forte et plus rapide. 

Effets immédiats : le sujet éprouve une forte impression d’euphorie et devient très agressif. En outre, il a tendance à se surestimer et se sent plein d’une énergie débordante.

Durée des effets : 4-24 heures.

La consommation régulière entraîne des états de nervosité et d’irritation, de même que des hallucinations pouvant conduire à des explosions de violence im-prévisibles. En outre, la méthamphétamine peut induire une dépendance non né-gligeable provoquant une déchéance physique et morale. Les usagers habituels perdent l’appétit, souffrent d’insomnies chroniques, de crises d’anxiété, de trou-bles dépressifs, de sentiments de persécution et de symptômes schizophréniques.

Complications : Il arrive que le sujet souffre d’une perte partielle ou totale de la mémoire, ce qui le rend invalide.

Les pilules thaïes sont déjà largement répandues dans toute la Suisse, leur diffu-sion ayant été favorisée par leur prix inférieur à celui des comprimés d’ecstasy.


 

Qu'est-ce que l'ecstasy liquide?

Ce stupéfiant, appelé également GHB (gamma-hydroxybutyrate), n’a rien à voir avec l’ecstasy. Il a l’aspect de l’eau, un goût salé et se vend la plupart du temps en bouteilles de plastique

Dans les années 60, on l’utilisait comme anesthésique et pour calmer les douleurs des victimes de traumatismes crâniens comateux. En raison de ses effets indésirables (contractions musculaires, vomissements, durée imprévisible des effets), le GHB a été remplacé par d’autres médicaments. Il agit dans le cerveau sur ses propres récepteurs et sur les récepteurs GABA (acide gamma-amino-butyrique).

Effets sur l’organisme

De faibles doses provoquent des nausées, des vomissements, des maux de tête et des contractions musculaires. Des quantités un peu plus élevées peuvent entraîner en outre de la confusion mentale, des troubles de la parole, un sommeil subit et le coma. Des doses encore plus élevées rendent agressif. La respiration et le pouls sont plus lents, ce qui peut provoquer des problèmes respiratoires et cardiaques. Les sujets cherchent à reprendre leur souffle comme des personnes qui se noient, ils deviennent très agressifs et il faut les mettre pendant quelques heures sous assistance respiratoire.

Mort par arrêt respiratoire

La mort survient toujours par arrêt respiratoire. L’alcool renforce l’effet négatif sur le centre respiratoire et augmente le risque létal, mais la mort peut intervenir sans consommation concomitante d’alcool.

Symptômes de sevrage (de manque)

Après une consommation prolongée, des symptômes de sevrage apparaissent sous forme d’insomnies, d’états anxieux et de tremblements. Ils durent entre 3 et 12 jours environ.

Lorsqu’ils vont danser, le soir, les jeunes veulent être joyeux, détendus, euphoriques, parler avec les autres, se faire des amis.

C’est possible sans drogues, sans stimulants chimiques. Ça s’apprend.

Lorsqu’on éprouve des difficultés à nouer des contacts, les drogues ne sont d’aucun secours. L’amitié ne naît pas dans la confusion, mais dans l’authenticité, la clarté d’esprit et la confiance. L’ivresse ne permet pas de se faire de vrais amis. L’alcool le montre bien.

 

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