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 NEWS


DECLARATION SUR LES POLITIQUES DE PRETENDUE "REDUCTION DES DOMMAGES"

En tant que regroupement représentatif d’organisations travaillant dans le monde entier dans le domaine de la prévention, du traitement et dans celui des politiques en matière de drogue, la Task Force Internationale sur la politique stratégique relative aux drogues s’est réunie à Bruxelles, en Belgique, les 27 et 28 février pour discuter de stratégies politiques efficaces en matière de drogue et rédiger la présente déclaration sur la prétendue "réduction des dommages" (voir les noms de signataires à la page suivante)

Nous soutenons la position des Nations Unies en vertu de laquelle l’objectif des stratégies et des politiques en matière de drogues à l’échelle nationale et globale doit être la prévention ou l’arrêt de l’utilisation des drogues. Nous sommes d’accord avec les Nations Unies quant au fait que la réduction de la demande de drogues constitue un pilier fondamental de toute politique saine en matière de drogues. Nous soutenons l’abstinence envers les drogues comme étant un objectif raisonnable et réalisable pour la politique publique en matière de santé. Nous soutenons une politique de non utilisation des drogues illégales ou de drogues légales destructrices.

Les politiques rationnelles sur la drogue reconnaissant que le recours temporaire à des mesures visant à réduire les dommages avec l’objectif final d’une abstinence sont fondamentalement différentes de celles portant sur la prétendue « réduction des dommages » qui acceptent l’inévitabilité de l’utilisation de la drogue.

L’expression « réduction des dommages » et sa signification évidente ont été prises en otage et cyniquement employées par ceux dont l’objectif est la légalisation des drogues et qui font appel au désir évident et universel de réduire les dommages pour promouvoir une telle légalisation. Les défenseurs de la légalisation utilisent cette expression pour s’assurer de la sympathie des personnes bien intentionnées et des représentants gouvernementaux.

Nous nous opposons à ces stratégies de prétendue « réduction des dommages » en tant que buts ultimes qui promeuvent la notion erronée de ce qu’il existe des manières sûres et responsables de prendre de la drogue. A savoir, des stratégies dans le cadre desquelles l’objectif premier est de permettre aux consommateurs de drogues de maintenir leur comportement addictif, destructeur et compulsif en les trompant sur certains des risques liés à la drogue tout en en ignorant d’autres. Ces stratégies transmettent le message d’une société ayant abandonné le toxicomane, tolérant le fait qu’il prenne de la drogue et le condamnant à une vie de dépendance. La prétendue « réduction des dommages » en tant que stratégie en matière de drogues sape les efforts et les messages de prévention en tirant avantage de l’addiction et de maladies mortelles comme le VIH pour faire progresser l’agenda politique des lobbyistes de la légalisation des drogues et des avocats milliardaires.

Nous soutenons la position du Conseil International de Contrôle des Stupéfiants (INCB : International Narcotics Control Board) sur la prétendue « réduction des dommages » qui n’est pas favorable aux programmes d’échange de seringues isolés et aux salles d’injection soi-disant « sûres » car de telles politiques encouragent l’utilisation des drogues et constituent une violation des conventions des Nations Unies. L’article 4 de la Convention de 1961

…oblige les Etats signataires à assurer que la production, la fabrication, l’ importation, la distribution, le commerce, l’utilisation et la possession de drogues soient limités exclusivement à des fins médicales et scientifiques. Du point de vue légal, de telles infrastructures sont donc une violation des conventions internationales sur le contrôle de la drogue.

Nous nous opposons à l’usurpation des accords et traités multinationaux et au remplacement de l’objectif de la prévention et de la réduction de l’utilisation par une stratégie, quel que soit son nom (entre autres, celle de la prétendue « réduction des dommages »), qui cherche à normaliser différentes formes d’utilisation des drogues.

Nous soutenons des stratégies globales de prévention, de traitement et d’application de la loi pour prévenir et éliminer l’utilisation des drogues illégales et, de ce fait, pour prévenir et éliminer les dommages indéniables qu’elles provoquent. Nous soutenons la prévention et l’élimination des dommages par l’élargissement de l’offre de traitements, de services de proximité (outreach) et de services sociaux à l’attention des consommateurs de drogues, des toxicomanes et de ceux souffrant de maladies infectieuses. Nous soutenons la recherche visant à identifier des techniques de proximité et de traitement efficaces pour les populations toxicomanes.

Il est insuffisant, illogique et inhumain de proclamer que les dépendances envers la drogue devraient être maintenues au nom de cette prétendue « réduction des dommages ». L’histoire, la science et la raison nous montrent que la prévention est possible en matière de drogue, que l’addiction peut être surmontée et ses conséquences réduites, pour ne pas dire éliminées.


Le cannabis restera illégal en Suisse

Fumer un joint constituera toujours un délit en Suisse. Le gouvernement n’a pas réussi à convaincre le Parlement.

La Chambre du peuple a refusé pour la seconde fois d'entrer en matière sur le projet de révision de la loi sur les stupéfiants, par 102 voix contre 92. Au terme d'un débat émotionnel et houleux, le Conseil national (Chambre basse) a maintenu lundi, par 102 voix contre 92, son refus d'entrer en matière sur la révision de la loi fédérale sur les stupéfiants.

Refusant d’entendre le plaidoyer du ministre de l’Economie Pascal Couchepin, ainsi que l’avis favorables de leurs collègues sénateurs, les députés ont enterré définitivement le projet. «Entrer en matière veut dire que l'on reconnaît qu'il y a un problème et qu'il faut en discuter. Cela n'équivaut pas à un accord sur le contenu du texte», a plaidé en vain Pascal Couchepin. Le conseiller fédéral a imploré le plénum de suivre la Chambre des Cantons en acceptant de se saisir du sujet, quitte à le renvoyer au gouvernement pour amélioration. En vain.

Vain plaidoyer

Emmenée par l'Union démocratique du centre (UDC, droite dure), le Parti démocrate-chrétien (PDC) le Parti évangélique, le Parti libéral et une partie du Parti radical (PRD, droite), la majorité a estimé que la nouvelle loi n'allait tout simplement pas dans la bonne direction en proposant de dépénaliser la consommation de cannabis.

«Si nous entrons en matière, nous ne pourrons plus corriger le tir au moment de l'examen des détails», a averti Thérèse Meyer (PDC).

Et de rappeler les effets négatifs du cannabis sur la santé. «Fumer un joint diminue la concentration des jeunes à l'école et les performances au travail», a souligné la démocrate-chrétienne. «Il ne faut surtout pas banaliser ce produit en le dépénalisant.»

Protéger la jeunesse

La protection de la jeunesse exige des interdits clairs, a affirmé au nom de la commission le libéral Claude Ruey. 

Le projet fait la part trop belle à la dépénalisation et ne prône pas assez l'abstinence, selon lui. En outre, une telle libéralisation serait en désaccord avec les accords internationaux en matière de lutte contre la drogue.

«Cet échec donne un signal clair et nécessaire au monde judiciaire et politique». Selon lui, la non-entrée en matière ne crée pas de vide juridique, contrairement à une idée répandue.

Le projet ne tient pas compte non plus de la hausse du taux de THC - la substance active - dans le cannabis. «Peut-on encore dire que le produit est inoffensif alors que sa teneur en THC a explosé» et sans que des études aient été menées sur les conséquences de cette augmentation, a demandé Reto Wehrli (PDC).

La gauche désappointée

Lundi soir, le Parti socialiste (PS) ne cachait pas sa déception, soulignant, ironie du sort, que le Conseil national n'avait pas hésité, quelques heures auparavant, à lever l'interdiction de l'absinthe.
Le communiqué socialiste condamne «ce refus de la réalité qui risque de remettre en cause une politique de santé publique pragmatique et efficace». Il ajoute en outre qu'il se battra pour éviter tout démantèlement de la politique dite des quatre piliers. Pour sa part, le Parti démocrate chrétien attribue la non-entrée en matière à l'attitude intransigeante des partisans de la légalisation. Comme il l’a déjà annoncé depuis longtemps, il va désormais déposer son initiative parlementaire, a indiqué son secrétaire général Reto Nause.

Celle-ci propose de relancer la révision de la loi sur le principe des quatre piliers tout en punissant la consommation de cannabis par de simples amendes. «Nous sommes convaincus qu'il faut des réformes, mais qu'il faut aussi mieux tenir compte de la protection de la jeunesse», a-t-il précisé.

La plupart des points contenus dans le projet du gouvernement (Conseil fédéral) devraient donc revenir sur le tapis rapidement. De leur côté, les Verts, favorables au projet, ont également promis de demander l'ancrage dans la loi de la politique des quatre piliers en matière de drogue. Un comité de jeunes prépare quant à lui une initiative populaire en faveur de la dépénalisation du cannabis.

Comme les professionnels

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Thomas Zeltner, directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), a regretté la décision. «On peut craindre que certains cantons ne soient désormais tentés, à l'instar de Bâle-Campagne, de concocter leurs propres lois, ce qui créera des inégalités dans le pays.»

«Nous pouvons continuer à vivre avec la loi actuelle, mais celle- ci pose des problèmes, en particulier en ce qui concerne le cannabis», a-t-il relevé. Ainsi, la culture et la vente du chanvre sont seulement punissables si le produit est vendu ou acheté à des fins de stupéfiants. Ce qui est naturellement très difficile à prouver. 


LCH contre la consommation de cannabis

Communiqué de presse du LCH du 21 janvier 2003

Prise de position sur le cannabis

La consommation de cannabis dans les écoles inquiète le Dachverband Schweizer Lehrerinnen und Lehrer (LCH). Les plaintes des enseignants à propos des élèves qui assistent aux cours sous l’emprise de la drogue s’accumulent. Le corps enseignant n’est pas disposé à accepter cette situation dans le cadre de la libéralisation.

Pour le LCH, ce ne sont pas les aspects pénaux ou sociaux du problème qui prédominent mais uniquement la question de savoir comment faire la classe quotidiennement à des élèves qui se droguent régulièrement. Elle exige des autorités scolaires qu’elles prennent nettement position et qu’elles donnent des directives sur les mesures disciplinaires à prendre à l’encontre de celles et ceux qui fument régulièrement du cannabis.

Certes, même les spécialistes en matière de drogues divergent quant à savoir si l’on peut réduire la consommation par la prohibition. Les connaissances récentes sur l’augmentation de la concentration en substance toxique des cultures modernes de chanvre et l’augmentation de la consommation que l’on peut attendre d’une libéralisation font réfléchir également les enseignants aux opinions libérales. Pour la direction du LCH, il y a actuellement, du point de vue scolaire, plus d’arguments en faveur du maintien de l’interdiction générale de la consommation et du commerce qu’en faveur de son abandon. La libéralisation affaiblirait les moyens que possède l’école d’intervenir de manière préventive et disciplinaire.

Le travail scolaire devient très problématique lorsque les élèves vont en classe sous l’emprise de la drogue. La consommation de cannabis a une influence plus directe et plus contagieuse sur la vie scolaire que l’alcoolisme. Il est regrettable qu’un nombre toujours plus grand d’élèves aillent à l’école dans un état physique qui les empêche de se concentrer. En plus de la drogue, une alimentation insuffisante (chez beaucoup d’élèves, carence en glucides, dès le matin, due à l’absence de petit déjeuner) et le manque de sommeil dû à un temps excessif passé devant la télévision et l’ordinateur et à la participation à des fêtes donnent de plus en plus de fil à retordre aux enseignants. Et cela bien que la plupart des lois et règlements scolaires stipulent que les élèves doivent aller en classe dans une condition physique et psychique qui leur permette de se concentrer sur leur travail.

Il faudra que les écoles et leurs partenaires trouvent des solutions afin d’éviter que les élèves qui ont des principes de vie saine ne soient considérablement handicapés dans leur travail scolaire par leurs camarades de classe qui ont fumé du cannabis et qui tombent de fatigue. Le corps enseignant ne peut pas résoudre seul ce problème: il faut que les parents, les autorités scolaires et - en cas d’infractions répétées - les autorités judiciaires prennent mieux leurs responsabilités.

La mission de prévention de l’école n’est pas remise en cause et elle est déjà assumée presque partout avec sérieux. Mais dans ce domaine, l’école ne peut guère faire plus que de l’information. Elle n’est ni un centre de thérapie ni une cellule de dégrisement ni un endroit où l’on peut dormir tout son soûl et reprendre des forces! Il faudra multiplier les mesures destinées à protéger les élèves qui travaillent normalement. Afin de ne pas devoir les mettre à l’écart - ce qui constituerait une mesure pédagogiquement discutable - l’école a besoin de nettement plus de personnel.


Quête du bonheur

MONTREAL

Quand on demande aux amateurs d’ecstasy pourquoi ils consomment cette drogue, la réponse est toujours la même: «Ça donne une sensation agréable.» Grâce à un test auquel on a soumis quinze consommateurs réguliers d’ecstasy, on a cherché à voir s’il en était vraiment ainsi.

Plusieurs heures après la prise, l’humeur tardait à s’améliorer. Même au cours d’une «rave party», non seulement elle ne s’améliorait pas mais elle se détériorait, pour aboutir à son niveau le plus bas 2 jours après. Au bout de 7 jours, le niveau initial était retrouvé. C’est ce que le Pr Andy Parrot, de l’University of East I London a rapporté lors du 23e congrès annuel du Collegium Internationale Neuro-psycho-pharmacologicum.

En outre, un sentiment de tristesse paraissait, qui suivait la même évolution que l’humeur. Peut-être est-ce la raison pour laquelle les consommateurs d’ecstasy absorbent parallèlement d’autres substances, comme l’alcool. Toutefois, une autre étude consacrée à l’association alcool-cannabis-nicotine n’a pas permis de constater la sensation de bien-être recherchée: aucun des sujets ne se sentait mieux après la prise de ce cocktail. Le Pr Parrot se demande comment on a pu appeler l’ecstasy «pilule du bonheur». Ce qui rend la chose encore plus incompréhensible est le fait que jusqu’à 15 % des consommateurs d’ecstasy perdent leurs intérêts sexuels. Est-ce là le bonheur promis?

Medical  Tribune, novembre 2002


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Il devient urgent de réduire l'offre et la demande de stupéfiants

Analyser des pilules d'ecstasy et les restituer au " consommateur " - le plus souvent au dealer - tombe directement sous le coup de la LStup

Jean-Philippe Chenaux, Centre Patronal, Paudex

Les effets pervers de la politique fédérale de libéralisation de la drogue pratiquée depuis le début des années 90 ne peuvent plus être niés. Comme le confirme le Rapport sur la sécurité intérieure de la Suisse 2001 publié début juillet par l'Office fédéral de la police (OFP), la consommation de drogue est en hausse dans tout le pays - la tendance observée en 2000 s'étant confirmée l'année dernière - et des " scènes semi-ouvertes " de la drogue apparaissent (ou réapparaissent) dans plusieurs grandes villes. Phénomène nouveau, les cantons frontaliers ont constaté une augmentation importante du nombre de consommateurs de drogue qui viennent des zones frontalières voisines pour s'approvisionner, ce qui témoigne de l'attractivité de la Suisse en tant que marché de la drogue au cœur de l'Europe. 

La demande en héroïne et en cocaïne représente l'équivalent de 11 tonnes pour chacune de ces deux drogues et un chiffre d'affaires estimé à un milliard de francs. S'agissant du cannabis, les plantations représenteraient 300 hectares et un chiffre d'affaires d'au moins un milliard. L'OFP estime par ailleurs que le marché des drogues de synthèse rapporte lui aussi près d'un milliard, soit un chiffre d'affaires annuel, pour le marché illégal des stupéfiants, d'au moins trois milliards de francs. La fascination exercée par cette masse de capitaux en quête de placements ne devrait pas être absente du débat concernant la révision de la loi sur les stupéfiants qui se déroulera dès l'automne aux Chambres.

Le Rapport sur la sécurité intérieure confirme la tendance à la polytoxicomanie déjà observée depuis quelque temps et une propension à la violence accrue : " Les adeptes des rave-parties consomment souvent au cours de la même nuit une palette de drogues allant de l'ecstasy à la cocaïne en passant par les amphétamines; dans ce milieu, les petits trafiquants proposent souvent du cannabis et de la cocaïne en plus des drogues de synthèse. " Pour l'OFP, " le mélange de plusieurs drogues est inquiétant et les consommateurs n'ont souvent pas conscience des risques de santé encourus ".

C'est le moment que choisit le Coordinateur des questions de dépendances au Département vaudois de la santé, M. Eric Joye, pour se déclarer convaincu de l'utilité des tests sur l'ecstasy " pour dépister les produits dangereux ". Dans une déclaration recueillie par Le Matin (17.7), il ajoute que " le marché de ces pilules est de plus en plus en main de réseaux criminels qui mélangent toutes sortes de produits à l'ecstasy pour engendrer des phénomènes de dépendances ". En répercutant ses propos, le quotidien romand annonce le dépôt prochain d'une interpellation au Grand Conseil vaudois pour que des laboratoires mobiles soient autorisés dans les rave-parties sans que leurs " clients " ne se fassent arrêter sur-le-champ.

S'agissant de l'ecstasy, établir une distinction, comme le fait le Coordinateur vaudois, entre des " produits dangereux " et des produits qui ne le seraient pas est parfaitement abusif puisque, comme le montre une abondante littérature scientifique, cette drogue de synthèse est toujours un produit dangereux. Il est prouvé qu'elle est neurotoxique, provoquant des lésions graves des cellules du cerveau. Il est aussi prouvé qu'elle peut engendrer des effets secondaires dévastateurs. " L'ecstasy peut tuer et tue effectivement, de façon imprévisible, et il n'existe pas de dose sans danger ", relevait le ministre de l'Intérieur britannique, M. Blunkett, en refusant de déclasser l'ecstasy (Le Matin, 23.5). Les causes de mort sont des troubles subits du rythme cardiaque ou l'arrêt cardiaque, une augmentation massive de la température corporelle par suite du blocage de sa régulation dans le cerveau, la coagulation spontanée du sang, des inflammations toxiques du foie, la défaillance rénale et la destruction de la musculature entraînant une intoxication interne. Un seul comprimé d'ecstasy peut avoir un de ces effets mortels.

Analyser des pilules d'ecstasy et les restituer au " consommateur " - le plus souvent au dealer - tombe directement sous le coup de la loi sur les stupéfiants. Celle-ci interdit en effet toute détention, entreposage, traitement, prescription ou remise, sans autorisation spéciale. Le trafic d'ecstasy, ce n'est pas un phénomène nouveau, a toujours été le fait de réseaux criminels et sans scrupules, et l'adjonction à cette drogue de produits " engendrant des phénomènes de dépendances " n'est qu'un des aspects du problème. Le plus important, c'est que prévention et répression se combinent plus efficacement afin de mieux tenir les jeunes à l'écart de cette dangereuse saloperie et de toutes celles qui lui sont apparentées, le lobby de la drogue dût-il en souffrir dans ses intérêts vitaux.


 


Usage du cannabis comme médicament

Il est assez souvent proposé de recourir, à des fins thérapeutiques, soit au cannabis lui-même soit à son principe actif majeur, le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) ou à des dérivés actifs du THC. Que faut-il en penser ?

Plusieurs études relatives à l’intérêt clinique des cannabinoïdes ont été menées. On espérait obtenir un effet positif dans le traitement de la sclérose en plaques, de la spasticité (hypertonie musculaire), des nausées induites par la chimiothérapie anti-cancéreuse, du glaucome et du manque d’appétit des malades du sida.

De nombreux patients se sont plaints d’effets psychiques indésirables, aussi bien pour les cigarettes que pour les comprimés. La somnolence est particulièrement dangereuse chez les sujets atteints de sclérose en plaques qui souffrent déjà sou-vent de difficultés de la marche. Cette torpeur vient aggraver l’état des personnes déjà affaiblies physiquement.

Lors de l’administration sous forme de cigarettes, il a été particulièrement difficile de contrôler exactement les doses. En outre, les participants aux recherches absorbè-rent des quantités de substances cancérogènes - comme les benzo[a]pyrènes - plus importantes (jusqu’à 50 %) que les fumeurs de tabac. Les quantités de carboxyhé-moglobine et de goudrons étaient 3 à 5 fois plus élevées.

Marinol et Dronabinol

Certains de ces problèmes ont pu être évités grâce à une administration orale (Mari-nol, Dronabinol). De faibles doses de THC par voie orale ont suffi pour stimuler l’appétit ou combattre les nausées sans entraîner d’effets secondaires d’ordre psy-chique.

Analogues synthétiques du THC

On a découvert récemment quelques analogues synthétiques du THC. La nabilone et le lévonantradol ont un mécanisme d’action semblable. Ils ont permis de montrer que les cannabinoïdes et leurs analogues sont beaucoup moins efficaces dans le traitement des vomissements induits par la chimiothérapie du cancer ainsi que dans celui du glaucome et de la douleur que les médicaments spécifiques classiques, les-quels ont d’ailleurs beaucoup moins d’effets indésirables.

Problèmes posés par les différents modes d’administration

Pour les raisons citées plus haut, il n’est pas question de recourir aux cigarettes. Les comprimés, quant à eux, entraînent des concentrations plasmatiques si variables qu’il n’est guère possible d’établir une relation dose-effet.

Les suppositoires ont permis d’obtenir des concentrations plasmatiques satisfaisan-tes. On est actuellement en train de tester des aérosols, forme qui semble promet-teuse. On expérimente également les timbres (patches) cutanés.

Nécessité de poursuivre les recherches

Une meilleure connaissance pharmacologique et biologique des récepteurs aux can-nabinoïdes endogènes CB1 et CB2 aidera peut-être à trouver des analogues très puissants qui ne présentent pas les effets indésirables - psychiques et physiques - que nous avons mentionnés. De plus, le recours à des agonistes sélectifs des récep-teurs CB1 pourrait permettre d’éviter l’immunosuppression. Les agonistes CB2 purs ont moins d’effets sédatifs et psychoactifs. 

Dans un proche avenir, les cannabinoïdes ne s’imposeront guère comme médica-ments. Les effets souhaités sont moyens, voire décevants et les effets indésirables assez gênants.

Qui veut faire du cannabis un médicament ? Probablement ceux qui souhaitent léga-liser la marijuana. Pourquoi laisser échapper un marché susceptible de rapporter des millions ? L’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques constitue un argument-massue qui met un terme au débat sur la nocivité de ce stupéfiant : il ne saurait être dangereux puisqu’on peut l’utiliser comme médicament !

Mais prenons l’exemple de la digitale. On tire de cette plante un médicament impor-tant pour le cœur. Il ne viendrait pourtant à l’esprit de personne d’en recommander la consommation sous forme d’infusion ou d’épice.




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DECLARATION SUR LES POLITIQUES DE PRETENDUE "REDUCTION DES DOMMAGES"

Le cannabis restera illégal en Suisse

Un référendum pour empêcher la Suisse de devenir la Colombie de l’Europe

LCH contre la consommation de cannabis

Quête du bonheur

Il devient urgent de réduire l'offre et la demande de stupéfiants

Usage du cannabis comme médicament

 

 

 

Ce stupéfiant, appelé également GHB (gamma-hydroxybutyrate), n’a rien à voir avec l’ecstasy. Il a l’aspect de l’eau, un goût salé et se vend la plupart du temps en bouteilles de plastique.

 

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e-mail: info@aegd.ch

 

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